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Tarquin le superbe (616-578 av J.C)

I) Tarquin le superbe : l'histoire

    Tarquin était le 7ème et dernier roi de Rome. On suppose qu'il fut le fils ou petit-fils de Tarquin l'ancien, il accéda au pouvoir du fait de l'ambition de Tullia, la fille de Servius Tullius qui succèdera à Tarquin l'Ancien. Elle poussera Lucius à assassiner sa première femme et son frère, Arruns Tarquin, qu'elle avait épousé. Tullia, qui méprisait les origines humbles de son père, décèlera en Tarquin le Superbe l'étoffe d'un tyran.

    Réunissant une bande de compagnons, Tarquin occupa le Sénat et s'assit sur le trône du roi. Servius Tullius apparut et lui ordonna de s'en aller; là-dessus Tarquin brutalisa le vieil homme, le jeta hors du Sénat et le fit poignarder par ses complices, dans la rue. Puis Tullia fit triomphalement le tour de Rome dans son char et fit passer son attelage sur le corps de son père. Tarquin refusa d'accorder des funérailles au roi mort et tua ceux qui lui restaient fidèles. Surnommé le Superbe, l'« Arrogant», il commença à régner dans la terreur ; il forgea des accusations contre les sénateurs pour s'emparer de leurs richesses et de leurs biens. Il était aussi sournois que cruel, comme le montre la façon dont il conquit la ville de Gabii, sans livrer combat. Il y envoya son fils Sextus sous l'apparence d'un fugitif. Sextus prétendit qu'il avait été persécuté par son père et il gagna rapidement la confiance des notabilités de Gabii. Il les poussa à déclarer la guerre à Rome et, bientôt, il fut nommé commandant en chef. Puis il envoya un message à son père pour connaître ses instructions. Tarquin emmena simplement le messager dans le jardin et étêta les pavots avec son bâton. Sextus comprit le message et assassina les notabilités de Gabii, puis, sans difficulté, il offrit à son père une ville toute conquise. Tarquin le Superbe excellait dans l'art de la guerre et mit sous domination romaine les villes du Latium qui y avaient échappé jusqu'alors. Il acheva la construction du temple de Jupiter Capitolin et, selon une tradition, il prolongea la Cloaca Maxima («grand égout») sous le Forum. Plus tard, alors qu'il assiégeait la ville rutule d'Ardée, son fils Sextus viola Lucrèce, la femme de son cousin Tarquin Collatinus, à Collatia, acte qui hâta la chute de la monarchie romaine et la fondation de la République.

    Conduits (selon une légende) par Lucius Junius Brutus, les nobles indignés par le crime de Sextus et excédés de la cruauté de son père fermèrent les portes de Rome à la famille royale qui revenait d'Ardée. Tarquin le Superbe s'enfuit à Caeré et persuada les Etrusques de Véiès et deTarquinii de s'allier à lui pour attaquer Rome. Pendant ce temps, le Sénat débattait du sort des richesses de la famille royale : se refusant à les rendre à Tarquin ou à les confisquer, il laissa le peuple libre de s'en emparer.

    Le Champ de Mars (Campus Martius) fut créé sur les domaines royaux. Une conspiration pour rétablir Tarquin, dans laquelle trempaient quelques jeunes patriciens, dont les fils de Brutus, fut découverte par un esclave. Rome vainquit avec beaucoup de peine les villes de Véiès et de Tarquinii.

    Tarquin se réfugia alors auprès du roi Lars Porsenna, qui régnait sur une autre ville étrusque, Clusium ; mais ce dernier ne réussit pas à lui rendre le pouvoir, et Tarquin se retira à Tusculum. Mais les Romains craignaient encore qu'il ne réapparût ; Tarquin leur livra bataille au lac Régille et fut blessé. Il mourut quelques années plus tard à Cumes, en Campanie.

http://www.sitec.fr/users/mcos/dico/T/Tarquin5.html

II) Quelques textes latins

[1,49,1] Alors débuta le règne de Lucius Tarquin, qui pour ses agissements fut surnommé l'Outrancier. Gendre de Seruius Tullius, il refusa d'accorder une sépulture à son beau-père en répétant sans cesse que "Romulus, lui non plus, n'avait pas été enterré après sa mort". [1,49,1] Inde L. Tarquinius regnare occepit, cui Superbo cognomen facta indiderunt, quia socerum gener sepultura , Romulum quoque insepultum perisse dictitans,
[1,49,7] car Tarquin fut le premier des rois à mettre fin à la tradition ancestrale de soumettre tous les problèmes à l'avis du sénat. Il dirigea l'État en décidant de tout sans sortir de chez lui. Guerre, paix, traités, alliances, il les fit et les défit lui-même, de sa propre initiative, avec des personnes de son choix, sans se soucier de l'assentiment du peuple ni de celui du sénat. [1,49,7] Hic enim regum primus traditum a prioribus morem de omnibus senatum consulendi soluit, domesticis consiliis rem publicam administrauit; bellum. pacem, foedera, societates per se ipse, cum quibus uoluit, iniussu populi ac senatus fecit diremitque.
[1,60,3] Lucius Tarquin l'Outrancier avait régné pendant vingt-cinq ans. Après deux cent quarante-quatre ans de régime royal depuis sa fondation, Rome était libérée. [1,60,3] L. Tarquinius Superbus regnauit annos quinque et uiginti. Regnatum Romae ab condita urbe ad liberatam annos ducentos quadraginta quattuor.
[1,49,3] Il ne devait son pouvoir qu'à la violence, lui qui régnait sans les suffrages du peuple ni l'aval du sénat. [1,49,3] neque enim ad ius regni quicquam praeter uim habebat, ut qui neque populi iussu neque auctoribus patribus regnaret.

http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/Tite-LiveI/lecture/12.htm

VAN DE VOORDE Constance

HENNUYER Hélène

en 2004