Nerva 30-98

 

 

DATE DE NAISSANCE:

8 NOVEMBRE 30

LIEU DE NAISSANCE:

NARMIA (OMBRIE)

DESCENDANCE:

IL DESCEND D'UNE VIEILLE FAMILLE NOBLE

HISTORIQUE:

CONSUL EN 71 ET EN 90

NOMBRE DE FOIS EMPEREUR :

1 FOIS EN 96 LE SOIR DE L'ASSASSINAT DE DOMITIEN

SUCCESSEUR:

TRAJAN

DATE DE MORT:

25 JANVIER 98

 

I ) Son accession à l'empire:

 Après la mort de Domitien, les Romains proclamèrent empereur Coccéius Nerva. on renversa  les arcs de triomphes, élevés en trop grand et fis fondre les pièces d'or en son honneur. Nerva fit absoudre ceux qui étaient accusés de lèse-majesté, et rappela les exilés ; quant aux esclaves et aux affranchis qui avaient dressé des embûches à leurs maîtres, il les fit tous mettre à mort. Il ne permit plus aux gens de cette condition de porter aucune plainte en justice contre leurs maîtres ; il ne permit pas aux autres d'accuser personne de lèse-majesté ou de judaïsme. Beaucoup de délateurs furent condamnés à mort ; parmi eux, le philosophe Séras. C'est un malheur d'avoir un prince sous qui il n'est permis à personne de rien faire dit Froton, c'en est un pire encore quand il permet tout à tous ; et Nerva, qui entendit ces paroles, défendit d'user à l'avenir d'une telle licence ... La vieillesse et une débilité qui lui faisait vomir sans cesse sa nourriture avaient affaibli Nerva.

II ) Il restreint les dépenses:

 Il défendit qu'on lui élevât des statues d'or ou d'argent. Il rendit aux citoyens dépouillés sans motif par Domitien, toutes les sommes qui se trouvaient être encore dans le fisc. Il assigna aux citoyens pauvres de Rome des terres pour le prix d'environ quinze cent mille drachmes, dont il confia l'acquisition et la distribution à des sénateurs. Comme il manquait d'argent, il vendit une grande quantité de vêtements, de vases d'argent et d'or, ainsi que d'autres meubles, tant des siens propres que ceux de l'État, quantité de terres et de maisons, ou plutôt il vendit tout, excepté les objets nécessaires. Au reste, il ne montra aucune petitesse à l'égard du prix de ces objets ; loin de là, il en fit un moyen d'obliger les gens. Il abolit un grand nombre de sacrifices, de jeux du cirque et d'autres spectacles, restreignant, autant que possible les dépenses. Il jura, en plein sénat, qu'il ne ferait mourir aucun sénateur, et il garda son serment, bien qu'on ait attenté à sa vie. Il ne faisait rien sans la participation de citoyens du premier rang. Il publia plusieurs lois, entre autres, pour défendre de faire aucun homme eunuque, et d'épouser sa nièce. Bien que Verginius Rufus eût été plusieurs fois proclamé empereur, il ne fit pas difficulté de le prendre pour collègue au consulat ; on mit sur le tombeau de Verginius cette inscription : «Après la défaite de Vindex, il assura l'empire, non à lui-même, mais à sa patrie».

III ) Sa montée au capitole et son testament: 

 Nerva gouvernait avec tant d'honnêteté, qu'il dit un jour : «Je n'ai rien fait qui puisse m'empêcher de déposer l'empire et de vivre en sûreté dans une condition privée». Crassus Calpurnius, descendant des fameux Crassus, ayant conjuré avec quelques autres contre lui, il les fit asseoir à ses côtés pendant un spectacle leurs donnât des épées, en apparence pour examiner, comme c'est la coutume, si elles étaient pointues ; mais, en réalité, pour faire voir que peu lui importait de mourir sur-le-champ en ce lieu même. Aelianus Caspérius, qui, sous son règne, comme sous celui de Domitien, commandait les gardes prétoriennes, souleva les soldats contre lui, en les poussant à demander la mort de quelques citoyens. Nerva opposa une telle résistance à cette demande, qu'il leur présenta le cou et leur montra qu'ils devaient alors l'égorger. Mais cette résistance ne servit de rien ; ceux qu'Aelianus voulait furent massacrés. Aussi Nerva, se voyant méprisé à cause de sa vieillesse, monta au Capitole et dit à haute voix : «Puisse la chose être heureuse et favorable pour le sénat et le peuple romain, ainsi que pour moi-même ! J'adopte M. Ulpius Nerva Trajan». Après cela, il le déclara César dans le sénat, et lui écrivit de sa propre main (Trajan commandait en Germanie) : «Que les Danaëns expient mes larmes sous les coups de tes flèches».


Buste de l'empereur Nerva


I. Anno octingentesimo et quinquagesimo ab Urbe condita, Vetere et Valente consulibus, respublica ad prosperrimum statum rediit, bonis principibus ingenti felicitate commissa. Domitiano enim, exitiabili tyranno, Nerva successit, vir in privata vita moderatus et strenuus ; nobilitatis mediae. Qui senex admodum, operam dante Petronio Secundo, praefecto praetorio, item Parthenio, interfectore Domitiani, imperator factus, aequissimum se et civilissimum praebuit. Reipublicae divina provisione consuluit, Trajanum adoptando. Mortuus est Romae post annum et quattuor menses imperii sui, ac dies octo, aetatis septuagesimo et altero ; atque inter divos relatus est.


I. (Ap. JC. 96.) L'an huit cent cinquante de Rome, sous le consulat de Vétus et de Valens, l'empire fut confié à de bons princes, qui rendirent à la république ses plus heureux jours. A Domitien, exécrable tyran, succéda Nerva, que distinguaient, comme particulier, sa sagesse et son courage : sa noblesse était médiocre. Déjà vieux quand Pétronius Secundus, préfet du prétoire, et Parthénius, meurtrier de Domitien, le firent nommer empereur, il se montra aussi juste que populaire. Sa divine prévoyance assura, par l'adoption de Trajan, le bonheur de la république. Il mourut à Rome après un règne d'un an quatre mois et huit jours ; il était dans sa soixante et onzième année (Ap. JC. 98). On le mit au rang des dieux.

http://www.mediterranees.net/Empereurs/Eutrope/Nerva-bil.html


Domitianus ii, m. : Domitien (empereur)          
Nerua ae, m. : Nerva
Parthenio : ?
Petronio : ?
Roma ae, f. : Rome
Traianum : ?
ab prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ac conj. : et, et aussi
ad prép. + Acc. : vers, à, près de
admodum adv. : tout-à-fait, pleinement
adopto as, are : adopter
aequus a, um : égal, équitable (aequum est : il convient)
aetas atis, f. : 1. le temps de la vie, la vie 2. l'âge 3. la jeunesse 4. te temps, l'époque (in aetatem : pendant longtemps)
alter era, erum : l'autre (de deux)
annus i, m. : année
at conj. : mais
atque conj. : et, et aussi
bonus a, um : bon (bonus, i : l'homme de bien - bona, orum : les biens)
ciuilis e : civil
committo is, ere, misi, missum : confier qqch à qqn, (- proelium) : engager le combat, se risquer, s'exposer
condio is, ire, iui, itum : assaisonner
condo is, ere, didi, ditum : cacher, enfermer, enterrer (condere urbem : fonder une ville)
consul is, m. : consul
consulo is, ere, sului, sultum : 1. délibérer, prendre des mesures, avoir soin de 2. consulter
dies ei, m. et f. : jour
diuinus a, um : divin
diuus a, um : divin
do das, dare, dedi, datum : donner
enim inv. : car, en effet
et conj. : et, aussi
exitiabilis is, e : funeste, pericieux, fatal
facio is, ere, feci, factum : faire
felicitas atis, f. : bonheur
fio is, fieri, factus sum : devenir, arriver; fio sert de passif à facio
imperator oris, m. : général
imperium ii, n. : pouvoir (absolu)
in prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
ingens entis : immense, énorme
inter prép. + Acc. : parmi, entre
interfector oris, m. : meurtrier, assassin
item inv. : de même
medius a, um : qui est au milieu, en son milieu
mensis is, m. : mois
moderor aris, ari : imposer une limite, diriger

morior (2) eris, i, mortuus sum : mourir
mortuus a, um : mort
nobilitas atis, f. : réputation, noblesse
octingentesimo : ?
octo adj. num. inv. : huit
opera ae, f. : le soin, l'effort (operam dare : se consacrer à)
post adv. : en arrière, derrière; après, ensuite; prép. : + Acc. : après
praebeo es, ere, bui, bitum : fournir
praefectus i, m. : gouverneur, administrateur
praeficio is, ere, feci, fectum : mettre à la tête de
praetorius a, um : de préteur
princeps (2) ipis, n. m. et adj. : le premier, le chef, l' empereur
princeps ipis, n. m. et adj. : premier, chef, empereur
priuatus a, um : privé
priuo as, are : priver de + abl. (priuatus, a, um : particulier) (priuatus, i, m. : le simple particulier)
prosperrimum : ?
prouisione : ?
quattuor adj. num. : quatre
queo is, ire, ii ou iui, itum : pouvoir
qui quae, quod, pr. rel : qui, que, quoi, dont, lequel...
quinquagesimus (ou -ensimus) a, um : cinquantième
rediit : ?
refero fers, ferre, tuli, latum : 1. reporter 2. porter en retour, rapporter (refert : il importe)
respublica reipublicae : l'état, la politique
se pron. réfl. : se, soi
secundo as, are : favoriser, rendre heureux
secundus a, um : second, favorable
senex senis, m. : vieillard
septuagesimo : ?
status us, m. : équilibre, attitude (du corps), état, condition civile
sto as, are, steti, statum : se tenir debout
strenuus a, um : actif, agissant, vif, empressé
succedo is, ere, cessi, cessum : aller sous, gravir, monter, aller aux pieds de, succéder
sum es, esse, fui : être ; en tête de phrase : il y a
sus suis, f. : le cochon - f. : la truie
suus a, um : adj. : son; pronom : le sien, le leur
tyrannus i, m. : tyran
ualeo es, ere, ui, itum : avoir de la valeur, être fort
uetus ueteris : vieux
uir uiri, m. : homme ( par opp. à mulier, femme ), mari.
uita ae, f. : vie
uito as, are : éviter
urbs urbis, f. : ville


Traduction juxtalineaire:

Anno octingentesimo et quinquagesimo ab urbe condita L'an huit cent cinquante de Rome 
Vetere et valente consulibus Sous le consulat de Vetus et de Valens,
respublica ad prosperrimum statum rediit  L'empire fût confié à des bons princes
bonis principibus ingenti felicitae commissa Qui rendirent a la république ses plus beau jours
Domitiano enim A Domitien
exitiabilityrano  exécrable tyran
Nera successit                                                                                          Succéda à Nerva
l'Homme privé 
Vie avec modération 
vir in privata
vita moderatus et strenuus Sa sagesse et son courage 
operam dante petronio secundo déjà vieux quand Petronius Secundus  
praefecto practorio Préfet du prétoire
item parthenio Et Parthénius
interfectore Meurtrier
domitiani Domitien
imperator Empereur
factus Firent nommer

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