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 Tibère

Vie publique: La mort de l’empereur romain, Tibère, c’est sous son règne que Jésus-Christ est mort.

Tibère mourut le 16 mars 37. Ce règne, qui avait commencé sous d’heureux auspices, surtout pour le Sénat, s’était achevé dans une atmosphère bien lourde. La plèbe de Rome résuma alors son sentiment en un cruel jeu de mots : "Tibère au Tibre".

L’homme conserva un caractère profondément aristocratique. Il gouverna avec l’aide de quelques sénateurs et des principaux chevaliers, indifférent au sort de la plèbe. Compétent et consciencieux, il était aussi pessimiste et aigri par la méfiance d’Auguste. Ses sympathies stoïciennes sont connues.

Vie  privée: Sa mère, Livie, se remaria avec Auguste, et le fondateur de l’Empire sut deviner les talents de général que possédait son beau-fils. Il l’utilisa en Germanie et en Illyrie. En ~ 13, il l’associa au pouvoir en lui conférant un " imperium maius " ; puis il lui fit épouser sa fille Julie ; enfin, en 4 après J.-C., il l’adopta

 

 

Quand l'empereur Tibère  mourut, (37 apr. J.-C.) ce fut son petit-neveu, Gaius Ceasar Germanicus -mieux connu sous le nom de Caligula (37-41 apr. J.-C.) qui lui succéda.

Au début, le règne de ce jeune empereur parut prometteur. Mais peu à peu, la folie s'empara de lui: il devint cruel et son gouvernement s'en ressentit beaucoup. Il en vint même à se considérer comme un dieu vivant, une certitude qui l'obsédait de façon maladive.

En tant qu'héritier de Jules César et d'Auguste -tous les deux divinisés après leur mort- il se déclara immortel et exigea d'être vénéré à travers l'Empire au même titre que les autres dieux.

Jusque là, les Romains avaient été tolérants face à toutes les religions pratiquées dans leurs provinces: une politique, d'ailleurs, qui avait beaucoup contribué à garder la paix (pax romana) un peu partout.

 

La postérité: Tiberius Claudius Nero, né en 42 av. J.C., appartenait, comme son nom l’indique, à la très aristocratique gens Claudia .

En 14 après J.-C., Tibère voulut sincèrement établir une dyarchie, partager le pouvoir avec le Sénat. Soucieux de légalité, il attendit que la haute assemblée le confirmât dans ses nouvelles fonctions ; de même, fidèle aux vœux d’Auguste, il adopta Germanicus, alors que son propre fils, Drusus, n’avait que deux ans de moins. 

 Il confia le pouvoir à son préfet du prétoire, Séjan. Ce dernier, habile et ambitieux, fit installer les prétoriens dans un nouveau camp situé près de la porte Nomentane, pour mieux surveiller la ville. Puis il fit empoisonner Drusus. Son rôle s’accrut encore quand Tibère partit pour Capri en 27 ; l’empereur, qui vivait entouré de médecins et d’astrologues, se transformait en tyran et multipliait les procès de majesté. Quand il apprit que Séjan complotait contre lui, il le fit arrêter et exécuter (31).

  À cette époque, l'Empire romain, étalé tout autour du bassin méditerranéen, subissait de profonds changements sans que Rome n'en fasse tellement de cas.

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 Marc Bampton en 2001