autres travaux

 L'Hydre de Lerne 

 

L'hydre de Lerne

     [2] Δεύτερον δὲ ἆθλον ἐπέταξεν αὐτῷ τὴν Λερναίαν ὕδραν κτεῖναι· αὕτη δὲ ἐν τῷ τῆς Λέρνης ἕλει ἐκτραφεῖσα ἐξέβαινεν εἰς τὸ πεδίον καὶ τά τε βοσκήματα καὶ τὴν χώραν διέφθειρεν. Εἶχε δὲ ἡ ὕδρα ὑπερμέγεθες σῶμα, κεφαλὰς ἔχον ἐννέα, τὰς μὲν ὀκτὼ θνητάς, τὴν δὲ μέσην ἀθάνατον. πιβὰς οὖν ἅρματος, ἡνιοχοῦντος ᾿Ιολάου, παρεγένετο εἰς τὴν Λέρνην, καὶ τοὺς μὲν ἵππους ἔστησε, τὴν δὲ ὕδραν εὑρὼν ἔν τινι λόφῳ   παρὰ τὰς πηγὰς τῆς ᾿Αμυμώνης, ὅπου ὁ φωλεὸς αὐτῆς ὑπῆρχε, βάλλων βέλεσι πεπυρωμένοις ἠνάγκασεν ἐξελθεῖν, ἐκβαίνουσαν δὲ αὐτὴν κρατήσας κατεῖχεν. ἡ δὲ θατέρῳ   τῶν ποδῶν ἐνείχετο   περιπλακεῖσα. Τῷ ῥοπάλῳ δὲ τὰς κεφαλὰς κόπτων οὐδὲν ἀνύειν ἠδύνατο·   μιᾶς γὰρ κοπτομένης κεφαλῆς δύο ἀνεφύοντο. πεβοήθει δὲ καρκίνος τῇ ὕδρᾳ ὑπερμεγέθης, δάκνων τὸν πόδα. διὸ τοῦτον ἀποκτείνας ἐπεκαλέσατο καὶ αὐτὸς βοηθὸν τὸν ᾿Ιόλαον, ὃς μέρος τι καταπρήσας τῆς ἐγγὺς ὕλης τοῖς δαλοῖς ἐπικαίων τὰς ἀνατολὰς τῶν κεφαλῶν ἐκώλυεν ἀνιέναι. Καὶ   τοῦτον τὸν τρόπον τῶν ἀναφυομένων κεφαλῶν περιγενόμενος, τὴν ἀθάνατον ἀποκόψας κατώρυξε καὶ βαρεῖαν ἐπέθηκε πέτραν, παρὰ τὴν ὁδὸν τὴν φέρουσαν διὰ Λέρνης εἰς ᾿Ελαιοῦντα   τὸ δὲ σῶμα τῆς ὕδρας ἀνασχίσας τῇ χολῇ τοὺς ὀιστοὺς ἔβαψεν. Εὐρυσθεὺς δὲ ἔφη μὴ δεῖν καταριθμῆσαι τοῦτον   ἐν τοῖς δέκα   τὸν ἆθλον· οὐ γὰρ μόνος ἀλλὰ καὶ μετὰ ᾿Ιολάου τῆς ὕδρας περιεγένετο.  Comme second travail, Eurysthée lui enjoignit de tuer l'hydre de Lerne ; cette hydre nourrie dans le marais de Lerne sortait dans la plaine et détruisait les troupeaux et la contrée. L'hydre avait un corps gigantesque, neuf têtes, dont huit mortelles et une immortelle. Étant donc monté sur un char, avec Iolaos pour cocher, se rendit à Lerne, fit stopper les chevaux et trouva l'hydre sur une colline près des sources d'Amymonè, là où se trouvait son repaire ; il lui lança des traits enflammés pour l'obliger à sortir ; quand elle fut sortie, l'ayant saisie, il la maintint solidement.  Elle lui tenait l'une de ses jambes en s'enroulant autour d'elle. Il frappait avec sa massue sur les têtes mais ne parvenait à rien : car chaque fois qu'il abattait une tête, deux repoussaient. Un crabe gigantesque vint au secours de l'hydre, en mordant le pied d'Héraclès. C'est pourquoi, après avoir tué le crabe, il appela lui aussi à son secours Iolaos ; celui-ci ayant mis le feu à une partie de la forêt voisine brûla avec des brandons les origines des têtes et les empêcha de repousser. Et, étant venu à bout de cette manière des têtes qui repoussaient, il coupa la tête immortelle et posa dessus une lourde pierre, près de la route qui conduit  de Lerne à Eléonte ; ayant fendu le corps de l'hydre, il imprégna  ses flèches dans son venin. Eurysthée dit qu'il ne fallait pas compter cette épreuve  parmi les dix travaux ; car il était venu à bout de l'hydre avec l'aide de Iolaos et non pas seul.

    Le second des travaux d'Hercule est de tuer l'hydre de Lerne ordonnée par Eurysthée. L' Hydre de Lerne est né de Typhon et d' Échidna, ce monstre vivait dans une caverne près du lac de Lerne.  Il vivait  à la source Amymoné dans les marais de Lerne près d'Argos. Son physique était particulier  : l'hydre avait un corps gigantesque, neuf têtes de serpent, dont huit mortelles et une immortelle et avait un corps de chien.  

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    Les neuf têtes avaient une particularité. Les têtes coupées repoussaient plus nombreuses, à moins qu'on n'appliquât le feu à la plaie. Hercule en fit l'expérience. Voyant que l'épreuve était toujours à recommencer, il demanda l'aide de son ami Iolaos. Celui-ci brûlait les têtes de l'hydre au fur et à mesure que le héros les abattait, Iolaos brûlait les têtes une par une . 

Héraclès et l'hydre de Lerne

lécythe à fond blanc (500-480 av. J.-C.)

©[Louvre.edu] Photo RMN H. Lewandowski

 

     Mais Héra, voyant Hercule prêt à triompher du monstre, envoya au secours de l'hydre une écrevisse géante, qui le piqua au pied. Hercule l'ayant aussitôt écrasée, la déesse la plaça parmi les astres, où elle forma le signe du Cancer. L'hydre fut tuée sans problèmes. Cependant, la tête du milieu était immortelle. Après l'avoir coupée, Hercules l'enterra, puis il plaça par-dessus un énorme rocher. Le sang qui coulait des blessures du monstre contenait un subtil venin qui donnait infailliblement la mort. Hercule y trempa ses flèches.

 

 

 

Héraclès et l'hydre de Lerne

lécythe à fond blanc (500-480 av. J.-C.)

©[Louvre.edu] Photo RMN H. Lewandowski

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Héraclès et l'hydre de Lerne

attribué au peintre de Samos

vers 580-570 av. J.-C.

©[Louvre.edu] Photo RMN H. L

Héraclès et l'hydre de Lerne

attribué au peintre de Samos

vers 580-570 av. J.-C.

©[Louvre.edu] Photo RMN H. Lewandowski

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Héraclès et l'hydre de Lerne

VIème s. av. J.-C.

partie d'une amphore qui présente l'introduction d'Héraclès dans l'Olympe

©[Louvre.edu] Photo RMN H. Lewandowski

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Héraclès et l'hydre de Lerne

VIème s. av. J.-C.

partie d'une amphore qui présente l'introduction d'Héraclès dans l'Olympe

©[Louvre.edu] Photo RMN H. Lewandowski

 

 

 

 

 

 

les sources:

http://www.ac-amiens.fr/lycee80/michelis-amiens/grec/alceste/heracles.htm

http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/lettres/Heracles_Apo/lerneSet1.html

http://ibelgique.ifrance.com/mythesgrec/travII.htm

http://www.paris-les-jeunes.com/sitjeune/9899/sit20l01/page6.htm

Page créée le 6 mai 2004 par Flore Pissy