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                       Les courses de chars        

 

       

                                                                                                                                                                                  

    Ils sont réservés aux citoyens romains donc tout le monde ne peut pas accéder librement. Il n’y a pas de mélange des spectateurs selon leur rang, les spectateurs ordinaires sont répartis selon leur tribu. La plupart des courses ont lieu circus Maximus, qui contient 150 000 places sous Auguste. Il existe aussi le circus Flaminius, il est plus petit et moins utilisé. Le cirque est une arène allongée avec au centre un mur (spina) décoré de statuts. Ces courses, qui étaient précédées d'un défilé solennel (la pompa), débutait par le tirage au sort entre les 4 factions. Les jeux du cirque sont liés au retour victorieux de l’armée, afin de remercier les dieux.

     Les cochers portaient les couleurs des partis sportifs (factiones) , aux quatre "factions" traditionnelles dont les couleurs représentaient, à l'origine, les saisons (bleu "veneta" : hiver, vert "praesina" : printemps, rouge "russata" : été, blanc "albata" : automne).  Les cochers étaient vêtus d'une courte tunique, renforcée de lanières de cuir au niveau de la poitrine pour éviter les fractures des côtes; des jambières protégeaient leurs mollets et leurs cuisses, et un casque leur tête. C'est dans le cirque que se déroulaient les courses de chars, tirés le plus souvent par des chevaux achetés en Afrique, en Grèce et surtout en Espagne. On y attelait parfois, par goût d'extravagance, chameaux, éléphants ou tigres. Les pilotes (cochers) devaient s'entraînera durant des années à conduire un char avant d'affronter la compétition : beaucoup mourraient et certains devenaient des héros pour lesquels on érigeait des statues.

    Les chars sortis des remises (carceres) et alignés, le signal du départ était donné par le président à l'aide de la mappa, serviette blanche qu'on jetait dans le cirque. Chaque course comprenait un certain nombre de tours et le passage le plus difficile était le virage de la meta (borne de pierre en forme de cône à pointe arrondie, placée à chacune des deux extrémités de la spina élevée au milieu de l'arène dans le sens longitudinal). La course se déroulait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les chars devaient effectuer sept tours de piste, équivalant à une distance totale d'environ sept kilomètres et demi, et cela le plus rapidement possible, en longeant la spina, puis en tournant à la hauteur des metae.

    Tous les coups étaient permis; les chars de droite pouvaient par exemple serrer au plus près les chars de gauche pour les faire s'écraser contre la spina. En cas d'échec, son corps était entraîné par les chevaux, rebondissant sur la piste et heurtant la spina ou les barrières extérieures. Généralement, les autres concurrents étaient incapables d'arrêter l'élan de leurs attelages; ils venaient se heurter au maladroit ou malchanceux conducteur et périssaient avec lui.

    Entre deux courses, on avait droit aux spectacles d’interludes. 20 à 24 courses se couraient dans une journée, si le conducteur tombe, le cheval continue, la prime était en argent, jusqu’à 60 000 as. A l'extrémité circulaire s'ouvrait la porte triomphale (porta triumphalis) par laquelle sortait le vainqueur, tandis que les tués et les blessés étaient évacués par la porta libiteneusis située du même côté que la tribune impériale. Les courses de chars, qui se déroulaient essentiellement pendant les Ludi Romani (les Jeux de Rome), soulevaient auprès du public un enthousiasme semblable à celui que suscitent les rencontres de football aujourd'hui.

  sources

http://perso.wanadoo.fr/jean-francois.mangin/romains/z_jeux.htm#3

http://perso.wanadoo.fr/j-b-histoire/histoire-romaine/jeux.html

http://remacle.org/bloodwolf/liege1/rcdj/Rcdj00.htm

http://perso.infonie.be/in073094/cirque1.htm

 

Alexandre Lejosne et Clément Cardon 4°B en 2004