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  LE CIRQUE

 

                                                          

LE SOMMAIRE :              -Les chars

                                            -Les gladiateurs

                                            -Les combats avec des fauves ou chasses

                                            -Les combats nautiques (naumachie)

                                            -La fin des jeux du cirque 

LES CHARS :

    Les courses de chars commençaient très tôt et duraient toute la journée. De nombreux paris étaient faits sur chacune des écuries ou factions et déchaînaient une grande exaltation parmi le public au sein duquel s'échangeaient souvent insultes et coups. 

    Le signal de départ de la course était donné par l'organisateur, en général un magistrat, qui jetait dans l'arène une étoffe blanche (la mappa).Les chars devaient effectuer sept tours de piste, équivalant à une distance totale d'environ sept kilomètres et demi, et cela le plus rapidement possible. Tous les coups étaient permis ; les chars de droite pouvaient par exemple serrer au plus près les chars de gauche pour les faire s'écraser contre la spina.        

     Le char était une simple caisse montée sur deux roues, comme autrefois les chars de guerre. Il était très léger. Les cochers étaient vêtus d'une courte tunique, renforcée de lanières de cuir au niveau de la poitrine pour éviter les fractures des côtes; des jambières protégeaient leurs mollets et leurs cuisses, et un casque leur tête. Ils dirigeaient les chevaux en enroulant les rênes autour de leur poitrine. 

    Le moindre choc pouvait leur être fatal: à grande vitesse, le char pouvait se renverser, les roues se briser, les rênes s'entremêler. S'il le pouvait, le couteau à lame recourbée qu'il portait à la ceinture et de couper les liens de cuir qui l'attachaient à son attelage. En cas d'échec, son corps était entraîné par les chevaux, rebondissant sur la piste et heurtant la spina ou les barrières extérieures. Généralement, les autres concurrents étaient incapables d'arrêter l'élan de leurs attelages; ils venaient se heurter au maladroit ou malchanceux conducteur et périssaient avec lui. 

    On a assisté, et ceci est tout à fait exceptionnel, à des courses de chars tirés par douze chevaux; mais, la plupart du temps, on utilisait des chars à deux chevaux (biges), à trois chevaux (triges) ou à quatre chevaux (quadriges). Dans une course de quadrige, le meilleur cheval était placé à gauche: c'est lui qui doit éviter les bornes; le plus rapide était placé à droite. Souvent les courses de quadrige étaient pénibles pour les chevaux: la poussière, les coups de fouet répétés et leur harnachement pouvaient les tuer avant la fin de la course.Sous l'Empire, les chars appartenaient à des associations qui se distinguaient par leurs couleurs: d'abord le rouge (Russata) et le blanc (Albata), ensuite le bleu (Veneta) et le vert (Prasina). En général, la Russata se battait contre la Veneta et l'Albata contre la Prasina. Chaque équipe, en particulier celle des "bleus" et celle des "verts", avait leurs supporters (les fautores) et leurs couleurs correspondaient à des tendances politiques ou à des groupements sociaux. 

    Le Sénat et l'aristocratie traditionaliste s'identifiaient aux "bleus" tandis que la masse populaire et les plus "démocratiques" des Empereurs (e.a. Caligula, Néron) étaient dévoués aux "verts". Le vainqueur de la course était récompensé d'une branche de palmier et d'un prix important en deniers. Les chevaux avaient aussi leurs supporters et portaient des noms illustres, comme Victor ou Incitatus (vif, impétueux). Le cirque le plus ancien et le plus vaste de Rome est sans conteste le Circus Maximus (grand cirque), construit au VIe siècle av. J.-C., reconstruit ensuite sous Jules César, puis sous Trajan; il acquit alors sa forme et ses dimensions définitives. Son tour de piste mesurait 1500 m et sa spina, longue de 340 m, était ornée de bas-reliefs et de monuments divers, comme le gigantesque obélisque de Ramsès II provenant d'Héliopolis et haut de 24 m. Il pouvait contenir près de 300.000 spectateurs, ce qui, à l'apogée de l'Empire romain, représentait 1/3 de la population de la ville. Il était le seul lieu de spectacle dans lequel hommes et femmes n'étaient pas séparés.

Les gladiateurs :

casque de samnite

Casque de Mirmillon

Casque de Thrace

Prisonniers de guerre, condamnés, professionnels ou simples aventuriers, ils sont entraînés par de véritables imprésarios qui les louent très chers aux organisateurs. Les combats peuvent durer la journée entière.À Rome, les gladiateurs viennent saluer l'empereur de la phrase rituelle : "Ave Caesar, morituri te salutant" ce qui signifie "Salut César, ceux qui vont mourir te saluent".Les combats de gladiateurs sont populaires à Rome car ils mettent en valeur des qualités admirées par les hommes (et les femmes !) de ce temps : le courage et la force. Le combat de gladiateurs oppose des adversaires qui n’ont rien à voir avec les soldats de l’époque : les gladiateurs sont des combattants spécialement entraînés avec un armement très différent des équipements militaires des légionnaires romains :
courte épée, filet avec trident, épée recourbée, ...

L’affrontement classique réunit des catégories de gladiateurs ayant des costumes et des techniques de combats radicalement différents pour "pimenter" le spectacle :

                                           Les combats avec des fauves ou chasses

Les animaux étaient des taureaux, des ours, des sangliers ou encore des molosses spécialement dressés. Néron inventera également le combat de gladiateurs contre des crocodiles !

Les bestiari (hommes qui combattaient les bêtes) étaient considérés comme la plus basse catégorie des combattants : on se servait d'eux pour achever les condamnés à mort. Les gladiateurs qui affrontent l'animal au corps-à-corps sont armés d'un pieu renforcé d'une pointe de fer ou d'une lance, et sont vêtus d'une simple tunique sans armure.

Les animaux étaient ainsi massacrés en grand nombre : 9000 seront tués lors de l'inauguration du Colisée. Pour ramener les bêtes, des chasseurs expérimentés étaient mobilisés dans tout l'Empire et les légions comportaient même parfois des unités spécialisées.

Pour neutraliser l'odeur des bêtes, des brûle-parfums sont répartis dans les arènes et les esclaves vaporisent des suaves effluves sur les notables. 


Combat contre des lions lors de jeux du cirque
( Bas-relief du Ier s - Musée des Termes à Rome)


Homme se faisant dévorer par une bête sauvage lors de jeux du cirque(Mosaïque romaine du IIe s av. J-C,
musée archéologique, El Djem, Tunisie)

                                             Les combats nautiques (naumachie)

Certains empereurs organisent de véritables combats navals grandeur nature, en rivalisant de faste et d'extravagance : Auguste fera ainsi reconstituer la bataille de Salamine avec 3000 combattants figurant les athéniens et les perses.

Les lieux de reconstitution pouvaient être variés :

                                     La fin des jeux du cirque

Le commencement de la fin survient par un édit de Constantin en 326 après J.C. interdisant aux juges de condamner aux bêtes au bénéfice des mines. La gladiature sera interdite par Honorius, empereur d'Occident en 404, et la mesure sera confirmée par son neveu Valentinien III en 438.

                                               SOURCES:

http://perso.infonie.be/in073094/accueil1.htm

http://perso.wanadoo.fr/jean-francois.mangin/romains/z_jeux.htm

FAIT PAR PIERRE DUPONT en 2004